A UN PAPILLON
QUI, DANS L'NE PROMENADE PUBLIQUE, S'ETAIT POSÉ SUR LE FRONT DUNE JEUNE FILLE.
Toi dont les ailes diaphanes Semblent augmenter de deux sœurs Les jaunes feuilles des platanes On s'éparpillent tes couleurs ,
Papillon , les soyeuses mousses , La rosée et la paix des champs Te deviendraient-elles moins douces Que notre tumulte et nos chants?. . .
Mais il s'envole, et le feuillage Sous lui s'incline mollement, Et chaque feuille , à son passage , Caresse l'étranger channanl.