‹ Poésies de Charles PoncyChapitre 90 sur 177 · A MES LECTEURS · texte numérisé non relu

A MES LECTEURS

Mon navire est lancé. Par le vent de l'oubli, Puisse son faible essor ne pas être assailli !

Puisse-t-il, fort de vos suffrages, Braver les ouragans, flotter longtemps sur l'eau ! Car la publicité , comme l'a dit Boileau ,

C'est la mer fertile en naufrages.

Ses câbles sont rompus; il vole, et loin du port La mer qu'il doit franchir l'appelle avec transport,

Lancé sous ces heureux auspices.

On dirait qu'il sourit à Fabinie azuré, Et ([u'avant de partir, il était assuré

Que les vents lui seraient propices.

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