PIECES L ET LI
Lettre à Peiresc, du 18 février 1610 :
« 11 [le roi] m'a commandé ce soir de lui faire une élégie : je me vais mettre après. Je lui ai baillé la chanson pour laquelle je vous avois prié de m'envoyer un certain air sur lequel j'ai pris ma mesure. Je vous lais encore la même prière : ce sera pour le comparer avec celui que Guesdron y fera; car le roi l'a envoyé quérir à l'heure même qu'il a eu lu mes vers, et lui a dit qu'il vouloit qu'il y travaillât dès ce soir. »
Lettre à Peiresc, du 24 mars 1010 :
« Je viens de recouvrer l'air qu'a fait M. Guesdron sur la chanson dont il est question. Je ne m'y connois pas ; mais tout le monde le trouve fort bon, et surtout le roi. Yous en ferez le jugement, et madame d'Oppède, qui lui fera bien de l'honneur de le faire passer par un si beau canal comme le sien. Je suis son très-humble serviteur, et lui baise très-humblement les mains. »
PIECE l 1
Lettre à Peiresc, du 24 })iars 1010 :
« Je ne vais point au Louvre, depuis que le roi m'eut commandé de lui faire une élégie. Je n'irai qu'elle ne soit faite, cela s'appelle jusques à Pâques. »