PIECE L X V
Lettre à Peircsc, du 21 avril 1614 :
« 11 y a trois ou quatre jours que j'envoyai la paraphrase d'un psaume à M. de Valavez : je crois qu'il la vous aura envoyée. »
Lettre à Peircsc, du 5 mai 1014 :
« Je crois que M. de Valavez vous aura fait voir une traduction que j'ai faite du psaume cxwiu : Sœpc expugnaveritul )»(■ a juventule mea. Voilà pourquoi je gratifierai ma paresse eE celte occasion, avec votre congé. 11 y a dix ou douze jours que je la donnai au roi et à la reine. La reine, après l'avoir lue, commanda à madame la princesse de Conty de la lire tout haut. Cela fait, la reine me dit: « Malherbe, « approchez-vous; et me dit tout bas à l'oreille : '(Prenez « un casque. » Je lui répondis que je me promettois qu'elle me feroit mettre en la capitulation; là-dessus elle se mit à rire, et me dit qu'elle le feroit. » — P. S. : On a fait un air au psaume dont il est question, et en a-t-on fait un à' un autre psaume que j'ai fait autrefois: Domine, Dominas noster, quant admirabile est nomen tuum in universa terra! et aussi à une chanson que j'avois laite pour le feu roi :
Que d'épines, Amour, accompagnent tes roses!
Qnand je les aurai recouverts, je vous les ferai tenir pour les bailler au page de M. le premier président. »