‹ Poésies de F. MalherbeChapitre 91 sur 219 · Ne faut, ne manque · texte numérisé non relu

Ne faut, ne manque

POUR LA MÊME

SONNET

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Il n'est rien de si beau comme Caliste est belle ; C'est une ouvre où nature a fait tous ses efforts ; Et notre âge est ingrat qui voit tant de trésors, S'il n'élève ta sa gloire une marque éternelle.

La clarté de son teint n'est pas chose mortelle : b

Le baume est dans sa bouche, et les roses dehors ; Sa parole et sa voix ressuscitent les morts, Et l'art n'égale point sa douceur naturelle.

La blancheur de sa gorge éblouit les regards ;

Amour est en ses yeux, il y trempe ses dards, 10

Et la fait reconnoître un miracle visible.

XXXV. — Voyez la première note de la pièce XXXIII. Berthelot, qui n'aimait pas Malherbe, dit Saint-Marc, en fit une parodie qui se trouve dans diverses éditions du Cabinet satirique. Voyez quelques vers de cette parodie, cités par M. Lalanne, dans l'édition de 1862.

1. — Littré : « Comme s'est dit après autant, aussi, tant, si. Cette construction ne s'emploie plus, du moins dans le style ordinaire ; car, en vers et dans le style élevé, elle serait acceptable et ne paraîtrait pas surannée. »

7. — Ronsard, Amours, I, cxr, a aussi célébré chez sa maitresse :

Ce doux parler qui les mourants réveille.

{,. Voy. XXXII. ci.

10 — Imité de Ronsard, Sonnets pour Hélène, XXIX :

De vos yeux, le mirouer du ciel et de nature, La retraite d'Amour, la forge de ses dards.

En ce nombre infini de grâces el d'appas,

Qu'en dis-tu, ma raison? crois-tu qu'il suit possible

D'avoir du jugement et ne l'adorer pas ?

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