‹ Poésies de Félix ArversChapitre 9 sur 60 · POUR MON AMI R · texte numérisé non relu

POUR MON AMI R

J'avais toujours rêvé le bonheur en ménage, Comme un port où le cœur, trop long-temps agité, Vient trouver, à la fin d'un long pèlerinage, Un dernier jour de calme et de sérénité.

Une femme modeste, à peu près de mon âge. Et deux petits enfans jouant à son côté : Un cercle peu nombreux d"amis du voisinage, Et de joyeux propos dans les beaux soirs d'été.

J'abandonnais l'amour à la jeunesse ardente ;

Je voulais une amie, une âme confidente,

Où cacher mes chagrins, qu'elle seule aurait lus :

Le ciel m'a donné plus que je n'osais prétendre ; L'amitié, par le temps, a pris un nom plus tendre. Et l'amour arriva qu'on ne lattçndait plus.

SONNET

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