‹ Poésies de Firmin DidotChapitre 140 sur 149 · LES RUINES D'ITALIQUE · texte numérisé non relu

LES RUINES D'ITALIQUE

Oui, mon cher Fabius, ce coteau que tu vois,

Ces champs, séjour mélancolique.

Ce coteau solitaire et ces champs , autrefois

Furent la fameuse Italique.

C'est là que du grand Scipion , Triomphante long-temps, régna la colonie; Ces murs, qu'avaient fondés la force et le génie, Qui frappaient de terreur toute la région ,

Sont tombés ! et de tant de gloire ,

Et d'une altière nation, Que reste-t-il? à peine une triste mémoire; Un vestige de mur, quelque débris de tour.

Oïl quelque temps encor vinrent errer autour Des ombres qui laissaient au monde un grand exemple. Ici fut le Forum ; là s'élevait un temple :

Des thermes, du gymnase, immenses bâtiments.

S'envole la cendre légère; Et le front de ces tours qui défiaient les vents

S'est écroulé dans la poussière.

Este despedazado anfiteatro, Impio honor de los dioses^ cuya afrenta Publica el amarillo xaramago, Ya reducido a trâgico teatro, O fabula del tiempo! représenta Quanta fué su grandeza , y es su estrago.

Como en el cerco vago De su desierta arena El gran pueblo no suena?

Donde, pues fieras hay, esta el desnudo Luchador? donde esta el atleta fuerte ?

Todo desparecio; cambio la suerte Voces alegres en silencio mudo :

Mas aun el tiempo dâ en estos despojos Espectaculos fieros a los ojos, Y miran tan çonfusos lo présente , Que voces de dolor el aima siente.

A qui nacio aquel rayo de la guerra, Gran padre de la patria, honor de Espana, Pio, felice, triunfador Trajano; Ante quien muda se postro la tierra Que vë del sol la cuna, y la que baiia El mar tambien vencido gaditano.

Aqui de Elio Adriano ,

De Teodosio divino.

De Silio peregrino , Rodaron de marfil y oro las cunas.

RIOGHA. 267

Ce monument , honneur de sanguinaires dieux ,

Ce débris de Tamphithéâtre , Où croît, pour plus d'afFront, la roquette jaunâtre/

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