DON PÈDRE, INÈS, CASTRO
Prince, aux yeux des soldats il est temps de paraître ; Si vous tardez encor, le roi sera le maître.
DON PÈDRE
Inès veut tous nous perdre, elle, toi, son amant, Son fils, sa fille.
CASTRO
O ciel! Quoi!
INÈS, à don Pèdre.
Songe à ton serment.
Tu juras en m'offrant cette main qui m'est chère Qu'elle ne s'armerait que pour défendre un père; Va , bientôt cette Inès qui sut plaire à ton cœur Te serait un objet de mépris et d'horreur.
Moi, don Pèdre, aux vertus je fermerais ton ame! Si c'est là mon destin, je renonce à ma flamme : J'aurais honte d'un trône usurpé sur ton roi ;
(En pleurant.)
Et j'aime mieux mourir que régner avec toi.
DON PÈDRE
Cède à répoux qui t'aime.
lya LA REINE DE PORTUGAL.
irrÈs. Hélas!
DON PÈDRE^ TÎYement.
Viens.
I N È s ^ se jetant à ses pieds.
Je t'implore.
DOW P£DR£
Eh bien! je te respecte autant que je t'adore. Tant d'ame et de vertus , en ce funeste jour, N'auront pas vainement imploré mon amour.
CA.STRO.
Que dites-vous, 6 ciel? mais nos vaillants complices^ Nos amis sont par vous exposés aux supplices.
DOW PÈDRE
Rien ne t'a compromis : je puis les protéger , Je le ferai , Castro.
CASTRO
Mais Inès, son danger, Le vôtre!
DOW PÈDRE
Eh! puis-je donc résister à ses larmes?
Castro, devant le roi que tout baisse les armes.