‹ Poésies de François RougetChapitre 38 sur 82 · LE NID · texte numérisé non relu

LE NID

Petit nid qu'abrite une mère , Battu par l'orage et les vents , Tu semblés la barque légère Qu'emportent loin les flots mouvants.

Mère , protège de ton aile Ces fruits de tes tendres amours ; Espoir de la saison nouvelle , C'est le présage des beaux jours.

Brisé par l'orage et la pluie , Pauvres petits ! c'est donc fini !

Non ! qu'on est fort lorsque l'on plie C'est le secret de plus d'un nid.

Mère , protège de ton aile Ces fruits de tes tendres amours ; Espoir de la saison nouvelle , C'est le présage des beaux jours.

Cher petit nid , de ma fenêtre , Je t'ai vu braver les autans ; Hélas ! tu périras peut-être Sous la main de cruels enfants !

Mère , protège de ton aile Ces fruits de tes tendres amours ; Espoir de la saison nouvelle , C'est le présage des beaux jours.

Mais un matin bien éveillée , La couvée heureuse et volant S'en va chanter, sous la feuillée, Les splendeurs du soleil levant.

Il n'a plus besoin de ton aile , Mère , vole à d'autres amours , Car voici la saison nouvelle , Heureux présage des beaux jours.

15 mai 1852.

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