LE CHIEN D'OLIVIER
ouR trouver le bonheur, je me ferai bergère : lie bonheur çst aux- champs , &'U exûte pour moi ! i . Oui^ du temps, au hameau , la course est plus légère ; La veillée est paisible, et la nuit sans efïroi. le laboureur, couché sous son toit de fougëre , Ne dormirait pîis mieux sur Foreiller du roi.
D'un simple ajustement j'ai déjà fait Templett^.
On ressemble au Plaisir, sous ud chapeau de fleurs :
Les prés m'en offriront pour garnir ma houlette ; On n'y forcera point mon choix pour leurs couleurs ^ J'y mêlerai -^le^isà l'humUe vialeita, . t
Sans crainte qu'un houquet me prépare des pleurs.
Des montons^ un bélier^ deux agneaux et leur mëre^
Composeront ma cour^ mon empire et mon bien.
L'écho me distraira d'une douce chimère
Que je veux oublier, aussi je n'en dis rien;
Et pour me suivre aux bois , où je suis étrangère,
Il me &udrait encore... il me faudrait nn chien.
Que le chien d'Olivier para^ tendre- et &dèle I' Sous sa garde un troupeau bondirait sans danger; Mais des maîtres son maître est, dit-on , le modèle; A le quitter pour moi je n'ose l'engager.
Ah ! pour ne pas détruire une amitié si belle , Je voudrais qu?01ivier se fit aussi berger.
L'ATEU PERMIS.
lENS y mon cher Olivier^ j'ai deux mots à te dire^ Ma mère l'a permis ; ils te rendront joyeux.
Ehbieu ! je n'ose plus. Mais^ dis-moi ^ sais-tu lire? Ma mère l'a permis, regarde dans mes yeux.
Voilà mes yeux baissés. Dieu ! que je suis confuse !
Mon visage a rougi ; vois-tu , c'est la pudeur.
Ma mère l'a permis, ce sera ton excuse;
Pendant que je rougis , mets ta main sur mon cœur, n. 5
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Que Ion air inquiet me tourmente et me toucKe ! Ce« deux mots sont si doux ! mon cœur les dit si bt Tu ne le» entends pas , prends-les donc sur ma bot Je fermerai les yeux , prends, mais ne m'en dis rie