A LA SEINE
ivE enchantée, Berceau de mes amoiirs ,
Onde argentée , Image des beaux j.ours , Que ton cours est limpide !
Que ta fuite est rapide !
Ah ! pour mon cœur, C'est l'adieu du bonh^epr.
Déjà ma Jvre
ii6 ROMANCES.
Gémit dans les roseaux,
Et mon délire A fait frémir tes eaux.
La naïade plaintive Se penche sur la rive Pour m'écouter, Me plaindre, et m'arréter.
Cette eau si belle T'abandonne en courant^
Moi, plus fidèle.
Je m'éloigne en pleurant.
Demain celui que j'aime M'appellera lui-même :
Vœux superflus I Je ne l'entendrai plus.
Ah ! dans ta course ,
Emporte mes tourmens;
Mais ^ à ta sowce , .
Retiens tous mes sermens.
Si l'objet que j'adore Vient m'y chercher encore ,
Dis-lui qu'Amour T'a promis mon retour.