LA SÉPARATION
L est fini ce loog supplice !
Je f ai rendu tes sermens et ta foi 5 Je n'ai plus rien à toi.
Quel douloureux effort! quel entier sacrifice I Mais^ en brisant les plus aimables nœuds ^ Nos cœurs toujours unis semblent toujours s'entendre; On ne saura jamais lequel fut le plus tendre^ Ou le plus malheureux.
A t'oublier c'est Thonneur qui m'engage^
Tu t'y soumets, je n'ai plus d'autre loi.
O toi qui m'as donné l'exemple di^courage y Aimais-tu. moins que moi?
Ya^ je te plains autant que je t'adore!
Je t'ai permis de trahir tes amours; Mais moi, pour t'adorer je serai libre encore; Je veux l'être toujours>
Je l'ai promis y je vivrai pour ta gloire.
Cher objet de mon souvenir.
Sois le charme de ma mémoire , Et l'espoir de mon avenir.
Si jamais^ dans ma solitude^ Ton nom^ pour toujours adoré ^ Vient frapper mon coeur déchiré, Qu'il adoucisse au moins ma tendre inquiétude ! Que l'on me dise : Il est heureux.
Oui; sois heureux, ou du moins plus paisible,
Malgré TAmour, et le «ort inflexible Qui m'enlève à tes vœux.
Adieu... mon ame se déchire!
Ce mot que ^ dana mes pleui-s, je n'ai pu prononcer, Adieu l ma bouche encor n'oserait te le dire ,
Et ma main vieat de le tracer.