L'ATTENTE
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1,'ATTEjXTï:,
Lin^aima. Ceistaloirs que sa voia adorée M*érenjla<toul> entier^ , et u'annança Famsur : Gomme la vigne aimaate en ucret attirée Par l'ormeau caressant y qu'elle embrasse à ^od tour^ Je l'aimai ! D'pn sourire il obtenait mon ame. Que ses yeux étaient demc ! <}iiey.y ]isais d'aveux ! Quand il<{>riiikitm€Mi cosurd'une ai tendre flamme ^ Comment), «aans hm parler y me ftisait^-il t « |e reua ! » Oh ! toi qqlm'eiifiliantais j sçivàiaitià ton. q^npire ?
34o ÉLÉGIES.
L'éprouvais-tu ce mal^ ce bien dont je soupire? Je le crois: tu parlais comme on parle en aimant ^ Quand ta bouche m'apprit je ne sais quel serment : Q'importe les sermens? Je n'étais plus moi-même , J'étais toi. J'écoutais y j'imitais ce que j'aime } Mes lèvres y loin de toi y retenaient tes accens y Et ta voix dans ma voix troublait encor mes sens.
Je ne l'imite plus ; je me tais^ et les larmes De tous mes biens perdus ont e^pié les oharmes. Attends-moi , m'a8*tu dit» J^attends^ j'altends toujours L'été y j'attends de toi la grâce des beaux jours ; L'hiver aussi, j'attends 2 Fixée à ma fienétre^ Sur le chemin désert je crois te reconnaître f Mais les sentiers rompus ont effrayé tes pas : Quand ton cœur me cherchait^ tu ne les voyais pas ! Ainsi le temps prolonge et nourrit ma souffrance : Hier y c'est lé regret ; demain y c'est l'espérance ;
Chaque désir trahi me rend à la douleur,
Et jamais ; jamais au bonheur !
IjO soir y à l'horizon , où s'égare ma vue, Tu m'apparais encore , et j'attends malgré moi . La nuit tombe... ce n'est plus toi ; Non ! c'est le songe qui me tue.
11 me tue , et je l'aime ! et je veux en gémir ! Mais sur ton cœur jamais ne pourrai «je dormir De ce sonmieil profond qui rafraîchit la vie? Le repos sur ton cœur ! c'est le ciel que j'envie, Et le ciel irrité met l'absence entre nous.
Ceux qui le font parler me l'ont dit à moi-même :
Il ne veut pas qu'on aime !
Mon Dieu , je n'ose plus aimer qu'à vos genoux !
Qu'ai-je dit? Notre amour, c'est le ciel sur la terre. Il fut, j'en crois mon cœur effrayé d'un remord , Comme la vie , involontaire,
34â ÉLÉGIES.
Inévitable ^ hélas I comm0 la mort.
J'ai goûté cet amour ; j'eâ pleure les délices. Cher amant ! quand mon sein patpiU soua tOQ aem ,
Nos deux âmes étaient complices > £t tu gardas la mienne y heureuse du larcifi : Oh ! ne me la rends plus ! Que cette ame èuchaînée ,
Triste et passionnée y Heureuse dé se perdre et d'^rer après toi y Te cherche^ te rappdie et t'entraibe vers moi !