‹ Poésies de Madame Desbordes-ValmoreChapitre 104 sur 138 · DÉTACHEMENT · texte numérisé non relu

DÉTACHEMENT

Yet, are lliere soûls with vvhoin my own wmikl rest, whom I inight bless, with whom I miglit bo blessed.

RïIlON.

Combien il faut avoir souffeit pour ("Ire fatigué même de l'espérance!

Palline.

Il ost des maux sans nom, dont, la morne amertume Change en affreuses nuits nos jours qu'elle consume. Se plaindre est impossible; on ne sait plus parler; Les pleurs même du cœur refusent de couler. On ne se souvient pas, perdu dans le naufrage, De quel astre inclément s'est échappé l'orage. Qu'importe? Le malheur s'est étendu partout ; Le passé n'est qu'une ombre, et l'attente un dégoût.

C'est quand on a perdu tout appui de soi-même ;

C'est quand on n'aime plus, que plus rien ne nous aime;

C'est quand on sent mourir son regard attaché

Sur un bonheur lointain qu'on a longtemps cherché.

Créé pour nous peut-être ! et qu'indigne d'atteindre,

On voit comme un rayon trembler, fuir... et s'éteindre.

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