SON IMAGE
Elle avait fui de mon ànie offensée ; Bien loin de moi je crus l'avoir chassée : Toute tremblante, un jour, elle arriva, Sa douce image, et dans mon cœur rentra. Point n'eus le temps de me mettre en colère ; Point ne savais ce qu'elle voulait faire ; Un peu trop tard mon cœur le devirta.
Sans prévenir, elle dit : « Me voilà!
Ce cœur m'attend. Par l'amour que j'implore, Comme autrefois j'y viens régner encore ! v Au nom d'amour ma raison se troubla ; Je voulus fuir et tout mon corps trembla ; Je bégayai des plaintes au perfide ; Pour me toucher il prit un air timide ; Puis, à mes pieds, en pleurant, il tomba : J'oubliai tout dès que l'Amour pleura !