LE SOMMEIL DE JULIEN
C'était riiiver, et la nature entiéiv Portait son deuil et redoublait le mien : Je regagnais à pas lents ma chaumière, Les yeux fixés sur celle de Julien.
L'n voile noir s'étendit sur la plaine; L!n triste écho lit aboyer mon chien ; Le vent soufflait, et sa plaintive haleine Disait aux bois : Julien! pauvre Julien!
Sur mon chemin je vis la lune i-n-antc : Uu'elle était sombre en parcourant le sien ! Je contemplai cette clarté mourante, Moins triste, hélas! que les yeux de Julien.
m ROMANCES.
Je m'endormis, de tant d'objets lassée; Le ciel s'ouvrit... et je n'entendis rien : Mais tout à coup la cloche balancée Me réveilla, sans réveiller Julien.
Quand j'abordai sa sœur silencieuse, Sa main me dit : « Il repose, il est bien! » Je voulus voir... Une larme pieuse M'apprit le nom du sommeil de Julien.
LE SnlK
Musique dfi Gakat.
En vain l'aurore.
Qui se colore.
Annonce un jour Fait pour Tamonr :
De ta pensée Tout oppressée.
Pour te reToir, J'attends le soir.
L'aurore, en fuite.
Laisse à sa suite Un soleil pur, Tn ciel d'azur :
L'amour s'éveille; Pour lui je veille ; Et, pour te voir.
J'attends le soir.
Heure charmante.
Soyez moins lente! Avancez-Tous, Moment si doaxl
Une journée Est une année.
Quand, pour te voir, J'attends le soir.
Un voile sombre Ramène l'ombre ; Un doux repos Suit les travaux :
Mon sein palpite, Mon cœur me quitte..
Je vais te voir; ' Voilà le soir.