‹ Poésies de Madame Desbordes-ValmoreChapitre 54 sur 138 · LE SOMMEIL DE JULIEN · texte numérisé non relu

LE SOMMEIL DE JULIEN

C'était riiiver, et la nature entiéiv Portait son deuil et redoublait le mien : Je regagnais à pas lents ma chaumière, Les yeux fixés sur celle de Julien.

L'n voile noir s'étendit sur la plaine; L!n triste écho lit aboyer mon chien ; Le vent soufflait, et sa plaintive haleine Disait aux bois : Julien! pauvre Julien!

Sur mon chemin je vis la lune i-n-antc : Uu'elle était sombre en parcourant le sien ! Je contemplai cette clarté mourante, Moins triste, hélas! que les yeux de Julien.

m ROMANCES.

Je m'endormis, de tant d'objets lassée; Le ciel s'ouvrit... et je n'entendis rien : Mais tout à coup la cloche balancée Me réveilla, sans réveiller Julien.

Quand j'abordai sa sœur silencieuse, Sa main me dit : « Il repose, il est bien! » Je voulus voir... Une larme pieuse M'apprit le nom du sommeil de Julien.

LE SnlK

Musique dfi Gakat.

En vain l'aurore.

Qui se colore.

Annonce un jour Fait pour Tamonr :

De ta pensée Tout oppressée.

Pour te reToir, J'attends le soir.

L'aurore, en fuite.

Laisse à sa suite Un soleil pur, Tn ciel d'azur :

L'amour s'éveille; Pour lui je veille ; Et, pour te voir.

J'attends le soir.

Heure charmante.

Soyez moins lente! Avancez-Tous, Moment si doaxl

Une journée Est une année.

Quand, pour te voir, J'attends le soir.

Un voile sombre Ramène l'ombre ; Un doux repos Suit les travaux :

Mon sein palpite, Mon cœur me quitte..

Je vais te voir; ' Voilà le soir.

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