NE VIENS PAS TROP TARD
A tout ce qu'elle entend, de vous seule occupée, De chaque hiiiit lointain mon oreille frappée Écoute, et croit souvent reconnaître vos pas : Je m'élance, je cours, et vous ne venez pas ! André Ciiésier.
Combien le feu lient douce compagnie Au prisonnier dans les longs soirs d'hiver! BÉiiASCEr,,
Sais-Ui qu'une part do ma vio Me manque et retourne vers toi?
Où la tienne languit sans moi, bis, sais-tu qu'elle t'a suivie?
Pour qui te voit, béni soit bien !
Pour qui te perd, bonheur, adieu!
Quand de ta demeure isolée Tu franchis lentement le seuil, De moi si ta vie est en deuil.
Crois-tu la mienne consolée?
Pour qui te voit, béni soit Dieu!
Pour qui te perd, bonheur, adieu !
Le soir, quand ton foyer s'allume.
Dans ses ondoyantes lueurs, Yois-tu, comme à travers les pleurs.
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QuL' mon âme ainsi se consume?
Pour qui le voit, béni soit Dieu!
l'our qui te perd, bonheur,' adieu!
Si quelque étincelle plus vive Échappe au flambeau vacillant, (loinprends-tu l'avis consolant.
Que vers toi ce message arrive?
Pour (jui te voit, béni soit Dieu!
Pour qui te perd, bonheur, adieu!
La voilà: c'est mon âme entière; Accueille-la d'un doux regard.
Viens aussi... ne viens pas trop lard, Rendre le jour à ma paupière.
Pour qui te voit, ])éni soit Dieu!
Pour ([ui le perd, bonheur, adieu!