LYGDAMON
Tristan , ce père mien que nul aultre en vaillance [ ITefTaceroit, partant , jura ne m'accorder , Moy son bien-aymé fils^ en pérenne alliance , Qu'à fille qui sçauroit le javelot darder , Dompter coursiers fougueulx et magnier la lance. io5
Ismene m'adoroit , l'adoroy sans espoir ; D'ung père , en tous les temps , sacré fust le vouloir : Celoy mes tendres feulx , trembloy de luy desplaire ; Me faut enfin partir, renoncer à la voir ,
ii5. Il s'écrÎF.... (On ae voit pu trop li o'eit Ljgda guerrier inconnu qui faii tomber le bru levé inr «m pbre : trop ntieni.)
I. Et le courroux qui l'enflamme le gnîde ai bien , . Que jon fer ne donne ijuc
i3i. Sur let corps qu'elle immola elle tombe....
be filottibc* • 195
t fuyr , aux champs de Mars , le soleil qui m'esclayre. 1 10 ependanl sur nos chiefs jà siffle le trespas ; mille combattants jà Tristan est en butte ; ^ y prest à succomber , tout chascun se disputte ui porte ung dernier coup a ce dieu des combats, escrie : « A moy , mon fils! » Tombe soudain le bras > '^ U preulx qui de ses jours alloit couper la trasme ; un guerrier non connu la flamboyante lame isperse tout-à-eoup les nombreulx assaillante , t le guide si bien le courroulx qui l'enflamme , ^le ne baille son fer que sur les plus vaillants. i^o
'u héroz abattu le coursier se redresse ; ont est calme alentour. Ainz que vois-je , grands dieulx! >uel spectacle d'horreur , de respect , de tendresse ! mené , des beaultez la première à mes yeulx , mené soubz le casque ! Ismene dans ces lieulx ! ia5
n quel horrible estât la yoyois-je apparoistre ! Vieil mesme d'un amant pouvoit la mécognoistre : gne large blessure a deschiré son flanc ; B mal à chasque pas faict ses forces décroistre ; ss cheyeulx sont souillez de poussière et de sang ; 1 3o
Bi pasleur de la mort accable son visage :
ar les corps qu'immola tombe , hélas ! à son tour , l|6a mourante voix treuve à payne ung passage : Gruels , dict-elle enfin , voicy mon plus beau jour !
lyG ^ï>Dedie«
f^ers i39 et i4o. Que toi , \io\xx qui je chemine.... tu recueilles (co^ liges y de coUigcrc ) , Ljgdamon , mes dernier.^ soupirs. ( Postreme , de postrcmus, )