‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 138 sur 174 · Tu le connois donc? lui dis -je · texte numérisé non relu

Tu le connois donc? lui dis -je

« Qui , les Trytons en Tabysme des flotz.

« Dez qu'ont sifflé ses traistres javelotz , 20

« L'aigle empenné languis t au hault des nues ;

« Ard le daulphin soubz des mers incognues ;

« Lion souspire en ses vastes dézerts ;

« Sylphe esperdeu fend le vague des airs ,

« Gnome se meurt au centre de la terre , aS

« Et Salamandre aux sources du tonnerre.

« Voire, dict-on, qu'au mespriz des autels,

« S'abreuve encor des plours des Immortels... »

Et des humains? « m'en direz des nouvelles

« Quand y serez. » Ah ! sagettes cruelles ! 3o

Moult est payé mon curieulx propoz.

Maiz se nous rends délices pour repoz ,

T'excuse , Amour ! Croy qu'ailleurs ton empire

Cessa dez-lors que treuvay mon vainqueur :

Com' reigneroiz sur tout ce qui respire, 35

Quand t'ez blotty tout engtier dans mon cœur?

Ainsy disoye; et cettuy dont l'ymage

Me suyt par-tout, lors ouys , sur mes pas ,

Plus vivement offrant le sien hommage

Au dieutelet qu'eust certes moinz d'appas. 4o

« Le cognoiz donc ? luy fis-je : est-il , ce traistre ;

23a ^oeiiet

Vers 43» J<^ n<^ sais.... je sais quMI

44 tout ce qui est compris.

45 et 46 donc il ne peut aroir père ni mère , puisqu'il n'y en a

pas eu sans lui. •

47 et 4^> (Il ^^ difficile de saisir ou plutôt de deviner le sens de ces deux Ters; peut-être faudroit-il les expliquer ainsi : Enfin dans oc

dieu que nous invoquons aujourdUiui la chose est tout, le nom

n'est que chimère : mais cette explication est un peu forcée. Nous aurions voulu retrancher ces vers, qui déparent ce charmant dialogue).

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