Hélojs y pour Héloïse
178 et 179. Passant^ ne pars point sans t'étonner que Clotilde ait été si lente à descendre dans Fasyle.
ians cuyder que , vers moy , tant d'affectives ombres
Tendent leurs mains , d'en hault tes heureulx champs. 160
^h. ! dure ce penser , dure , fust-il mensonge !
£t toutes fois , 6 perle d'amitié , ^i.'vine Héloysa , si ce n'est ung vain songe ,
Comme exposer mon sort à ta pitié ?
•omme ira jusqu'à toy son des plaintes funèbres i65
Dont vay sans cesse importunant les airs , '^liict Nyctimene, en paix, s'abandonne aux ténèbres ,
Soict qu'ululant, rentre en ses creulx déserts? ïaîz quoy ! se peult-il donc que ce globe contemples
Sans démesler mes accents douloureux? 170
^elle qu'on dict Thyzour layssant emmy nos temples
S'esvapourer l'encens des malheureux...
Adieu , chère ombre , adieu ! De la celse demeure
D'ugne qu'aymaz oy lamentables crys !
Souffre qu'ung mesme roc nous joignant tout à l'heure 17^
Dans l'advenir porte ces motz escriptz :
« Aux cendres d'Héloys Clotilde ugnit sa cendre ;
a Sans t'esbahyr , ô passant , ne départz , « Pourquoy fust sy tardive en l'azyle descendre ,
« Qui, de son cœur, jà tenoit les deux paris. » 180
Corydon , devenu roi de Crimée , fait appeler une chantere! parcouroit ses états : c^étoit Rosalyre. Il feint de la méconnolt lui chante en pleurant ces couplets. (Note de M. de Sunàlle
Vers 1 c|u*as-tu fait