‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 148 sur 174 · Hélojs y pour Héloïse · texte numérisé non relu

Hélojs y pour Héloïse

178 et 179. Passant^ ne pars point sans t'étonner que Clotilde ait été si lente à descendre dans Fasyle.

ians cuyder que , vers moy , tant d'affectives ombres

Tendent leurs mains , d'en hault tes heureulx champs. 160

^h. ! dure ce penser , dure , fust-il mensonge !

£t toutes fois , 6 perle d'amitié , ^i.'vine Héloysa , si ce n'est ung vain songe ,

Comme exposer mon sort à ta pitié ?

•omme ira jusqu'à toy son des plaintes funèbres i65

Dont vay sans cesse importunant les airs , '^liict Nyctimene, en paix, s'abandonne aux ténèbres ,

Soict qu'ululant, rentre en ses creulx déserts? ïaîz quoy ! se peult-il donc que ce globe contemples

Sans démesler mes accents douloureux? 170

^elle qu'on dict Thyzour layssant emmy nos temples

S'esvapourer l'encens des malheureux...

Adieu , chère ombre , adieu ! De la celse demeure

D'ugne qu'aymaz oy lamentables crys !

Souffre qu'ung mesme roc nous joignant tout à l'heure 17^

Dans l'advenir porte ces motz escriptz :

« Aux cendres d'Héloys Clotilde ugnit sa cendre ;

a Sans t'esbahyr , ô passant , ne départz , « Pourquoy fust sy tardive en l'azyle descendre ,

« Qui, de son cœur, jà tenoit les deux paris. » 180

Corydon , devenu roi de Crimée , fait appeler une chantere! parcouroit ses états : c^étoit Rosalyre. Il feint de la méconnolt lui chante en pleurant ces couplets. (Note de M. de Sunàlle

Vers 1 c|u*as-tu fait

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