Dans tes bras j'étois \\\xs que reine
33 n'attends pas à demain....
35 et 36. L'œil ni la main n'ont vu ni touché rien de rare autant qu'ici (jamais on n'a vu ni touché tant de choses rares <|ue dans ce palais ).
L'auroy faict changier de vizage...
Tiens ! quand fuz Corydon , je croy . . . *
Me revenoiz bien davantage !
Playzirs voloyent à l'en tour
De nostre demeure champestre ;
Ta Rosalyre fust ta cour ;
Treuvois un g trosne soubz le hestre : 20
De tes beaux yeulx par toit ma loy^
Que , sans appel, veyoiz suibvie :
Quel prince , autant qu*avoiz sur moy,
One eust droict de mort et de vie ?
Tes matins s'en alloient coulant ^5
Soubz le doubc^ ciel qui nous vist croistre ;
Mon ame à toy viz s' envolant
Chasque fois que degnaz parois tre :
D'ung regard m'emplissoiz d'esmoy,
D'ung mot , ou de joie ou de payne ; 3o
Et bien que lors ne fusses roy;
Plus dans tes bras j*estoy que rayne î
Viens çà, Tamy ! n'attends demain ! ...
Ab ! pardon , seigneur ! ... je m'esgare :
Tant comme icy, l'œil ne la main 35
N'ont veu, ny touschié rien de rare.
Vers^']. Qu'un... doit...