Ni de déchaîner les vagues
be êlotilbe» 293
Vilz hostes , vont creusant leurs fétides terriers 55
Soubz.porges qu'abritoient d'invincibles guerriers.
On actainct, tastonnant, par maintes vire-voultes ,
Salle j où croy que jadiz s'ouvroient galantes joustes ;
Là ceinctres entr'ouverts , travayzons sans appuys ,
Frappent l'œil dévoyé par d'efiFrayants pertuys ; 60
N'est pierre que de mort icy ne vouz menace ;
Y sifflast moindre vent , sang ez vaynes se glace :
Entour, saillent encor parcelles des gradins
Où dames de hault rang jugeoint les paladins;
Où supresme beaulté soubz diverses ymaiges , G5
De l'altiere valeur conques toit les hommaiges ;
Où fezoit ung regard , de ces cœurs chaloureulx
D* intrépides héroz et des amantz heureulx.
Tristes ululements en chassent à ceste heure :
De la Destruction c'est l'affreuse demeure ; 7^
Et, soubz les mains de fer qu'estand là, sans retour,
Crouslent fortz de Bellone et réduicts de l'Amour.
Rien d'engtier, sanz frémir, ne voyd son œil farousche ;
Et ce monstre, en desbriz convertantquoy qu'il tousche.
S'accointe , en vieulx chastels, de paniques terreurs , 7^
Pour, en paix assouvyr ses bizarres fureurs.
Pour entasser gravatz, pour toictz réduire en poudre ,
N'a besoing des volcans , de feulx , ny de la foudre ,
Ne vagues deschaisner, ne les fougueux aultans:
2^4 ^oestel
Va-È 80. (Le sens est clair, mais je ne connois pas le Terbe ^tffilar. Il faudroit pent-étre lire ^affidt (se fie), oa m^e ^ affine^ le yerbe tffintr signifie joindre, unir, selon le glossaire de M. de Roqwefort. (iVote de i8a3.)
81 . (Le Temps et la Destruction , qui sont personnifiés dans ce passage. Je laisse aux gens de gont à décider s*il est dans la manière de Qotilde , ei si Ton ne peut pas soupçonner des altérations dans toutœ fragment.)
8}. Aux ardeurs de la canicule....
85. Ils ne laissent cpie pour un peu de temps...» (pri^mentj brië- ▼eraent ^ ce mot est ici de deux sjilabes , et très dur).