‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 50 sur 174 · Celui ( le soleil ) dont les traits brillent plus vifs · texte numérisé non relu

Celui ( le soleil ) dont les traits brillent plus vifs

6^. ...dont ces collines...

uaiotiiiu 57

Des quatre vents jouste la turbulence ; ^^

Marche la fouldre enmyeu nuaiges noirs ;

Gronde, reluict, esclate, hélaz! et tombe...

Dieulx ! sur ce roc , le plus fraiz des manoirs ;

Frappe la creste où sylvestre palombe

Prez son ramier rouccouloit touz les soirs : ^

L'a veu périr; s'enfuyt... Ah ! malheureuse,

A peyne viz , et cuydes t' envoler !

Me fend le cœur ta plaincte langoureuse ;

£t moinz barbare estoit de t'immoler.

Que te forcier vivre ainsy douloureuse ! ^^

Que quierz en tour ce funeste roscher?

De ta demeure encor toute fumante

Ne peulx t'enfuyr, et trembles d'approscher ! Yole plustost sur le seyn d'ugne amante , Qu'au pair de toy tes maulx doibvent touscher; Laz ! n'est plus temps : s'allanguissent tes esles ! Tien seul amy pouvoist te secourir :

Sçaiz qu'il n'est plus, et sy tousjours l'appelles ! Oui , m'apprenez , coulple d'oyseaulx fidèles , Qu'en pareil cas ne reste qu'à mourir.

Àinz toutesfois s'esclayrcissent les nues :

Perce à travers les humides fores ts Cil dont plus vifs resplendissent les traicts , «Sur les torrents, dont ces costes chesnues

58 spocéicâ

Vers 65. Menaçoient déjà...

66 et 67. Quoique {^jacoit) vos rameaux s^égouttent encore en perl de cristal , bois argente's. . .

68 Vous m'ombragerez cueillant. . .

696^70. Tant que Fombre en croissant ne tombera pas^des coliii sur les toits fumans de nos hameaux.

71 et 73. Mais il est un feu qui, partout où je vais aie cacher , sa pitié me consume jour et nuit.

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