Alors les humains n'eurent de souci que
36. ( Voici la première fois que la troisième personne du pluriel « l'imparfait d'un verbe se trouve employée selon l'ancienne et dure prc nonciation de trois syllabes , vi-^o^ent : on la retrouve dans les staoœ du Chàtel-d' Amour : Plaisirs voloyent à l'eatour. On sent combien ^ .seroit facile de refaire ces deux vers selon la prononciation actuelle, j
it eiottlbe. 63
£z fond glacé des antres de Scythie.
Or , sien esclat bien soict prest à fenir ,
Ma yeue au loing doiilcement esgarée ,
Non sans déduit, cerne les champs brunir:
Nature plaist , mesme ainsy bigarrée ;
Et si yieillisty saura bien rajeunir. 20
Or dèz pour nouz qu'est Taltomne advenue ,
Nos Tains actraicts se fasnent sans retour ;
Fond sur nos chiefs la vieillesse chesnue ;
Et, francs linotz, soubz Timpiteulx altour,
Nos cris foibletz se spargent dans la nuë. 'i5
Hé Dieu ! plustost que nouz en attrister ,
Que nfuzons mieulx du moment qui s'escoule?
Hoste joyeulx, ne pouvant y rester,
Point ne me doult mon logis qui s'escroule.
Contre le temps, eh ! quoy donc peult toster? 3o
La terre aussy n'eust-elle sa jeunesse ?
Tout ce qu'à payne en obtiennent humains
A force d'art, de labeur et d'adresse.
De soy pondoit soubz leurs heureuses mains : .
Lors de soulcy n'eurent que leur tendresse ; 35
Et cependant vivoyent dix fois plus
Que ne faizonsi ... ( ce n'est trop quand on ayme ,
Et qu'on n'est sourd, aveugle , ny perclus : )
Seur de cœillir n'est ores qui la semé...
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y ers 39. Celui qui U sème (la terre) n*est point à présent sur de € (recueillir). (On trouyera que ce yers est bien éloigné du 3i seul où la terre soit nomm^, et qu^il manque ici une transit! sont des fautes ; mais aussi que de beautés ! )