C'est que tu n'as pas craint
ao. Que dès le berceau... (dans les langes. )
11. Mais à moi seul as confié ta gloire... {loz, louange , gloic^v -^v
a4- Voit chaque jour se fortifier son courage. a5. Tu as franchi du premier bond...
Q9. Tu as bien connu que je n'aurois jamais permis. 'M ff
Ce qu'ay d'humain peult aller au tombeau, ^
<^uand plaist au sort ; ainz la subtile flamme
Que me soufflez , compaigne de mon ame,
Leur toUira ce que tiens de plus beau ;
Le sçay trez bien. Sy vouldroye qu'on me dye »«
Pourquoy desja me treuve si hardie ,
Moy que la nuict cœuvre de ses mantels ,
Moy sans renom ( dans cet aage où nous sommes ) ,
Moy qu'en secret, rien que sur vos autels , i5
Brusle parfums à suffoquer des hommes ! . . .
Ung voyle obscur me casche à tous les yeulx ;
N'ay veu qu'hyer s'envoler mon aurore ;
Et toutesfois suis-je prou vaine encore
Pour n'avoir peur d'interroger les dieulx ! ^^
APOLLON
C'est que n'az craint de desvancer tes maistres , Qu'ez langes mesme instruite en l'art des mètres , Au maulvaiz sens n'az point sacrifié , Ainz à moy seul ton loz az confié :
Qui sçait ainsy se roydir contre orage Voyd chasque jour virilèr son courage :
Jiu premier bond az franchy ces torrents ^^u'un long amaz de siècles ignorants ente, au mespris de ma loy soubveraine,
^oeéîeé
y ers 3o. ( Entre les ondes de l'IIîppocrëne et les torrens du vais goût : VirUnUtié de ces ondes et de ces torrens nous parott une figure répréhensible. )
3i. Qu'il ne restoit...