‹ Poesies de Marguerite-Eleonore ClotildeChapitre 93 sur 174 · RO]^DEL X · texte numérisé non relu

RO]^DEL X

na bonlW tn^e ^^((a>

^ Ce que yinct ung soir le bel ainy bayzcr me dcsrobcr à la

fontaine. 14^'^.

Qu'au der de lune ay déduict y se me voy

Seulette ez bords d'ung crystal de fontaine !

Ung soir y vint mon espoulx et mon roy ;

Bayzer m'y prist ; ne le sentys qu'à payne y

Et sy pourtant fus-je toute en esmoy. 5

Me courrouciay : n'avoit encor ma foy ( Sy bien mon cœur , car Teust de prime aubaine ) ; Oncques n'ozions nous dire Tu ny Toy, Qu'au cler de lune.

Donc me faschay ; puys , comme il se tint coy , Luy pardonnay ; sur ce dict : « O ma raync !

i6o ^otiiti

yers i3. Si je Tavois su... ( Ce qui suit ne parott pas dair , surtmit avec la ponctuation du manuscrit , que nous ayons suivie : en supprimant le y après m* tu veu de nuit , on pourroit donner Pexplication suivante : Fais donc, car si tu m'as vue de nuit, ce n'est pas tant mu foule que celle du clair de lune. )

« N'en Cousloit plus d'en prendre une vingtaine , « Se TaToy sceu ! » — Fayz donc , amy : pourquoy M'as veu de nuict; n'est tant la faute à moy

Qu'au clef de lune. i5

i6'i "^otiiti

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