‹ Poésies de MillevoyeChapitre 113 sur 119 · A M. DE PONGERVILLE · texte numérisé non relu

A M. DE PONGERVILLE

Les châtelains de nos romans

Ne sont pas grands sorciers peut-être ;

Mais de fidèles nécromans

Ont tous de l'esprit pour leur maître.

Vous prouvez par les vers charmants ,

Dons de la muse qui tous aime ,

Qu'on peut, en fait d'enchantements,

Faire ses affaires soi-même.

Du moment qu'on est arrivé Dans ces manoirs d'étrange sorte , Un vieux pont de fer est levé Qui s'oppose à ce qu'on en sorte.

Pour retenir qui vous fuirait Vous possédez certain attrait Qui sur les ponts-levis l'emporte ; Et par cet aimable secret. De votre château l'on pourrait Baisser les ponts , ouvrir la porte , • Que personne n'en sortirait.

ODES DANACREON.

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