‹ Poésies de MillevoyeChapitre 75 sur 119 · EN LUI ENVOYANT LE POEME DE L'AMOUR MATERNEL · texte numérisé non relu

EN LUI ENVOYANT LE POEME DE L'AMOUR MATERNEL

A toi! très-aimable païen, Demi-sacré , demi-profane ; Bon poète, mauvais chrétien, Qu'Apollon sauve, et que Dieu damne!

Chante Satan et Belzébut, Caresse l'Amour et sa mère; A la Vertu , matrone austère , Je consacre un chaste tribut.

Mes vers n'ont rien qui scandalise Dans l'oratoire de Vénus On répète tes or émus; Tu plaisantes, je moralise.

Nous avons chacun notre emploi ; Ainsi, dans la même famille, J'édifierai la mère , et toi Tu feras soupirer la fille.

Tu célèbres la volupté ; Moi, la tendresse maternelle.

Ma part est la vie éternelle; La tienne, l'immortalité.

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