EN LUI ENVOYANT LE POEME DE L'AMOUR MATERNEL
A toi! très-aimable païen, Demi-sacré , demi-profane ; Bon poète, mauvais chrétien, Qu'Apollon sauve, et que Dieu damne!
Chante Satan et Belzébut, Caresse l'Amour et sa mère; A la Vertu , matrone austère , Je consacre un chaste tribut.
Mes vers n'ont rien qui scandalise Dans l'oratoire de Vénus On répète tes or émus; Tu plaisantes, je moralise.
Nous avons chacun notre emploi ; Ainsi, dans la même famille, J'édifierai la mère , et toi Tu feras soupirer la fille.
Tu célèbres la volupté ; Moi, la tendresse maternelle.
Ma part est la vie éternelle; La tienne, l'immortalité.