‹ Poésies de MillevoyeChapitre 82 sur 119 · A MADAME · texte numérisé non relu

A MADAME

QUI m'engageait a lui lire un discours en vers SUR l'indépendance de l'homme DE LETTRES,

Après le bien qu'en mes vers j'ai chanté, Il est encore une autre indépendance , Que l'on ne peut, quoi qu'on ait de prudence, Garder long-temps auprès de la beauté.

Aussi j'éprouve une terreur profonde :

En ces moments solitaires et doux , Lire en effet la première avec vous , C'est, je le sens, exposer la seconde.

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