‹ Poésies de MillevoyeChapitre 87 sur 119 · LE CHOIX DU PLUS TENDRE · texte numérisé non relu

LE CHOIX DU PLUS TENDRE

Trois pastoureaux se racontaient leurs goûts

Sur le baiser. Lubin , d'un ton folâtre :

« Pour moi, la bouche est ce que j'idolâtre;

C'est du baiser le trône le plus doux ,

J'en fais l'aveu. — Sein de rose et d'albâtre ,

Disait Myrtfl, a pour moi plus d'appas.

— Moi, j'aime mieux, dit à son tour Lycas, Simple baiser sur la main que j'adore; Car c'est, hélas! de tous ceux que j'implore, Le seul qu'Églé ne me refuse pas.

Page 1