‹ Poésies de Mme Desbordes-ValmoreChapitre 11 sur 112 · LES CLOCHES ET LES LARMES · texte numérisé non relu

LES CLOCHES ET LES LARMES

'Sur la terre où sonne l'heure,

Tout pleure, ah ! mon Dieu, tout pleure.

L'orgue sous le sombre arceau, Le pauvre offrant sa neuvaine, Le prisonnier dans sa chaîne Et l'enfant dans son berceau ;

Sur la terre où sonne Theure,

Tout pleure, ah! mon Dieu, tout pleure.

La cloche pleure le jour Qui va mourir sur l'église, Et cette pleureuse assise, Qu'a-t-eUeà pleurer? . . . L'amour.

Sm* la terre où 'sonne l'heur»-.

Tout pleure, ah! mon Dieu, tout pit-u

Priant les anges cachés D'assoupir ses nuits funestes, Voyez, aux sphères célestes, Ses longs regards attachés.

Sur la terre où sonne l'heure,

Tout pleure, ah î mon Dieu, tout pleure.

Et le ciel a répondu :

'c Terre, ô terre, attendez l'heure !

.J'ai dit à tout ce qui pleure, Que tout lui sera rendu. >>

Sonnez, cloches ruisselantes !

Ruisselez , larmes brûlantes !

Cloches qui pleurez le jour î Beaux yeux qui pleurez l'amour!

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