‹ Poésies de Mme Desbordes-ValmoreChapitre 67 sur 112 · SELON DIEU · texte numérisé non relu

SELON DIEU

.^lyiy^^E, un cheval est à la porte :

Il demande la charité.

— Vite, da foin, qu'on le lui porte Il en sera réconforté.

Cheval, dis à Dieu, notre maître.

Qu'avec joie et sans te connaître, Et nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté.

Mère, un ramier est à la porte :

Il demande la charité.

— J'ai là du blé, qu'on le lui porte; Il en sera réconforté.

r.T JEUKES FILLES 173

Ramier, dis à Dieu, notre maître.

Qu'avec joie et sans te connaître, Et nourris de sa charité.

Nous t'avons Lion réconforté.

Mère, un enfant est à la porte :

Il demande la charité.

— Tout notre lait, qu'on le lui porte;

Il en sera réconforté.

Enfant, dis à Dieu, notre maître.

Qu'avec joie et sans te connaître, Et nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté.

Mère, un vieillard est à la porte :

Il demande la charité.

— Du vin, du vin, qu'on le lui porte Il en sera réconforté.

Vieillard, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, Et nourris de sa charité.

Nous t'avons bien réconforté.

M^re, un coupable est à la porte :

Il demande la charité.

— Ce manteau blanc, qu'on le lui porte Nous Tanrons réhabilité.

Ami, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, Et brûlants de sa charité, Nous t'avons réhabilité.

KT JRUNKS PILLES

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