‹ Poésies de Mme Desbordes-ValmoreChapitre 79 sur 112 · LA JEUNE PENSIONNAIRE · texte numérisé non relu

LA JEUNE PENSIONNAIRE

ç^Vh! je suis inconsolable D'avoir perdu mon ruban !

Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant.

Celui-ci, bien qu'adorable, Regarde, est d'un autre blanc !

On a bien raison de dire :

<"< Les chagrins sont près de nous. »

Pas un cœur qui ne soupire

Du sort méchant et jaloux.

Tu ris. . . . Ne me fais pas rire !

Pourtant, ce serait bien doux !

Mais je suis inconsolable D'avoir perdu mon ruban; Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant.

Celui-ci, bien qu'adorable, Regarde, est d'un autre blanc.

Mise hier comme une fée, Au bras de mon frère Henri, D'un coup de vent décoiffée, J'entre, et chacun pousse un cri.

J'étais toute ébouriffée :

Juge si nous avons ri!

Mais je suis inconsolable D'avoir perdu mon ruban; Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant. Celui-ci, bien qu'adorable.

Regarde, est d'un autre blanc.

La joie est dans notre école.

Mais toujours le bonheur ment!

Tiens, c'est un oiseau qui vole !

Moi, j'irai Dieu sait comment

Que ne suis-je un peu frivole Au moins pour danser gaîment!

Mais je suis inconsolable D'avoir perdu mon ruban ; Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant.

Celui-ci, bien qu'adorable.

Regarde, est d'un autre blanc.

Si j'étais moins désolée, Nous redirions notre pas. . . .

Pourtant, avant l'assemblée, Chantons et valsons tout bas.

Suis-moi ! je suis envolée !

Cest enchanteur, n'est-ce pas ! . . .

Mais je suis inconsolable D'avoir perdu mon ruban ; Ma chère, il était semblable Aux rouleaux de mon volant.

Celui-ci, bien qu'adorable, Regarde, est d'un autre blanc î

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