‹ Poesies de Octave CremazieChapitre 14 sur 24 · A MESSIEURS DU SÉMINAIRE DE QUEBEC · texte numérisé non relu

A MESSIEURS DU SÉMINAIRE DE QUEBEC

Ce grand homme, messieurs, cette gloire sereine, Fut le premier anneau de cette noble chaîne Que vous continuez aux bords du Saint-Laurent. Gardant, comme un trésor, loin de toutes atteintes De l'immortel Laval les traditions saintes, Vous êtes, parmi nous, un soleil bienfaisant.

Du peu que nous savons vous êtes l'origine. Si nous pouvons encore à la source divine, D'où s'échappe à grand* flots l'enseignement humain, Approcher quelquefois nos lèvres altérées, Nous le devons à vous, dont les mains vénérées Nous ort de la science aplani le chemin.

POÉSIES

Si nous avons gardé, pur de tout alliage,

Des pionniers français l'héroïque héritage,

Notre religion, notre langue et nos lois ;

Si, dans les mauvais jours de i otre jeune histoire,

Nous avons, avec nous, vu marcher la victoire,

Nous vous devons en cor ces glorieux exploits.

Si, du séjour céleste où son âme immortelle S'enivre des clartés de la vie éternelle, Laval peut contempler ces murs resplendissants, Où, lançant tous ses feux, l'intelligence humaine, Des travaux de l'esprit embrassant le domaine, Fait briller des rayons sans cesse renaissants.

S'il a vu comme nous vos nobles sacrifices, Les arts encouragés par vos mains bienfaitrices ; S'il entend aujourd'hui ces hymnes triomphants Qui chantent votre nom dans ce concert immense Que fait monter au ciel notre reconnaissance, Il doit dire de vous : Ils sont bien mes enfants !

Québec, 15 juin 1859,

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