LUCRECE
— Un rayon , un rayon venant je ne 6ais d’où , Rideaux , volets fermés, dans une chambre close , Près du berceau vermeil d’un enfant qui repose , Un oblique rayon trouvant jour au verrou ,
Et passant comme au crible en l’absence du clou , Un rayon au tapis dessinait quelque chose,
Et, bizarre, y semait des ronds d’or et de rose.
Un jeune chat les voit , jeune chat , jeune fou !
Il y court, il s’y prend, il veut cette lumière ;
Au pied de ce berceau , manque-t-il la première , Il tente la seconde, et gronde tout fâché.
SONNET
Je songeai : Pauvre enfant , ce jeu-là c’est le nôtre ! Nous courons des rayons , un autre , puis un autre, Tant que le soleil même , à la fin , soit couché.
% won cfyv Vannier.
IMITÉ Dll MIXNESINGER UADLOUB , EN STYLE LÉGÈRE- MENT BAJEUNÏ DD SEIZIÈME SIÈCLE.
Vite me quittant pour elle ,
Le jeune enfant qu’elle appelle Pioche son sein se plaça.
Elle prit sa tête blonde ,
Serra 6a bouchette ronde ,
O malheur 1 et l’embrassa.
Et lui , comme un ami tendre , L’enlaçait, d’un air d’entendre Ce bonheur qu’on me défend.
J’admirais avec envie ,
Et j’aurais donné ma vie Pour être l’heureux enfant.
Puis, elle aussitôt sortie,
Je pris l’enfant à partie ,
El me mis à lui poser ,
Aux traces qu’elle avait faites,