‹ Poésies de Sainte-BeuveChapitre 18 sur 39 · LUCRECE · texte numérisé non relu

LUCRECE

— Un rayon , un rayon venant je ne 6ais d’où , Rideaux , volets fermés, dans une chambre close , Près du berceau vermeil d’un enfant qui repose , Un oblique rayon trouvant jour au verrou ,

Et passant comme au crible en l’absence du clou , Un rayon au tapis dessinait quelque chose,

Et, bizarre, y semait des ronds d’or et de rose.

Un jeune chat les voit , jeune chat , jeune fou !

Il y court, il s’y prend, il veut cette lumière ;

Au pied de ce berceau , manque-t-il la première , Il tente la seconde, et gronde tout fâché.

SONNET

Je songeai : Pauvre enfant , ce jeu-là c’est le nôtre ! Nous courons des rayons , un autre , puis un autre, Tant que le soleil même , à la fin , soit couché.

% won cfyv Vannier.

IMITÉ Dll MIXNESINGER UADLOUB , EN STYLE LÉGÈRE- MENT BAJEUNÏ DD SEIZIÈME SIÈCLE.

Vite me quittant pour elle ,

Le jeune enfant qu’elle appelle Pioche son sein se plaça.

Elle prit sa tête blonde ,

Serra 6a bouchette ronde ,

O malheur 1 et l’embrassa.

Et lui , comme un ami tendre , L’enlaçait, d’un air d’entendre Ce bonheur qu’on me défend.

J’admirais avec envie ,

Et j’aurais donné ma vie Pour être l’heureux enfant.

Puis, elle aussitôt sortie,

Je pris l’enfant à partie ,

El me mis à lui poser ,

Aux traces qu’elle avait faites,

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