‹ Poésies de SchillerChapitre 109 sur 258 · LE JEUNE HOMME PBÉS DU RUISSEAU · texte numérisé non relu

LE JEUNE HOMME PBÉS DU RUISSEAU

Près du ruisseau estassislejeune homme, il tresse des fleurs pour en. faire une guirlande, et les voit emportées dans le mouvement des flots. 0 ruisseau ! mes jours s'écoulent sans cesse comme ton onde, ma jeunesse pâlit et se fane comitae cette guirlande.

Ne demandez pas pourquoi je suis triste àTépoque fleurie de la vie. Tout se réjouit et tout espère, quand le printemps renatt; maisles mille voix de la nature ravivée n'éveillent dans mon cœur qu'un lourd chagrin.

Que m'importe lajoie?quem'ofl're le printemps? il n'y a qu'un être que je cherche, un être qui est près de moi et à tout jamais loin de moi. J'étends avec ardeur mes bras vers cette ombre chérie. Hélas ! je ne puis l'atteindre, et mon cœur reste vide.

Viens, 6 belle image, descends de ta demeure suprême. Je répands sur ton sein les fleurs écloses au printemps. Écoute ! le bois retentit d'un chant harmonieux, et l'eau argentine murmure doucement. Il y a assez de place dans la plus petite retraite pour un heureux couple qui s'aime.

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