‹ Poésies de SchillerChapitre 40 sur 258 · LA FÊTE DE LA VICTOIRE · texte numérisé non relu

LA FÊTE DE LA VICTOIRE

Le Yieux T^estor, qui a va trois âges d*bomme, offre à Hécube en larmes la coape couronnée de lauriers : « Bois, lui dit-il, et oublie ta profonde douleur ; les dons de Bacchus ont une vertu balsamique pour les coeurs déchirés. Prends cette boisson rafraîchissante et oublie ta profonde douleur ; les dons de Bacchus ont une vertu balsamique pour les cœurs déchirés.

a Car Niobé , sur laquelle les Dieux en colère lançaient leurs flèches, goûta le fruit de la vigne, et apaisa ainsi ses souffrances. Aussi longtemps que la source de la vie est sur le bord des lèvres, la douleur est ensevelie dans les vagues du Léthé. Aussi longtemps q[ae la source de la vie est sur le bord des lèvres, la douleur est ensevelie dans les vagues du Léthé. »

Et, sous rinspiration du Dieu, la prophétesse se leva ; du haut des navires, elle vit flotter la fumée des toits de la Grèce. «Tout ici-bas n'est que fumée, les grandeurs de la terre s'élèvent comme de vains tourbillons, les Dieux seuls sont inébranlables. Le souci plane autour du coursier de Thomme de guerre et autour du navire ; demain peut-être nous ne serons plas; aujourd'hui jouissons de la vie. »

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