‹ Poésies de SchillerChapitre 91 sur 258 · LA FORTUNE ET LA SAGESSE · texte numérisé non relu

LA FORTUNE ET LA SAGESSE

Séparée de son favori, la Fortane s*approcha un jour delà Sagesse : <& Je t'offre mes trésors, lai ditelle, sois mon amie.

<c J*ai donné, avec une tendresse maternelle, à celui que je quitte, mes trésors les plus précieux; et il veut en avoir encore, et il m^appelle avare.

— Viens, ma sœur, unissons-nous : tu te fatigues à ton rude travail; je verserai mes trésors dans ton sein. Il y en a assez pour toi et pour moi. j»

La Sagesse sourit à ces mots, et, essayant la saeur de son front : a Rejoins ton ami, dit-elle, qui va se tuer, réconciliez -vous, je n'ai pas besoin de toi. ]s>

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