SCÈNE IL ANGÉLIQUE, MÉDOR
MÉDOB.
Cèdres hautains, planes audacieux, Elevez-vous jusqu'au palais des Dieux,
Et leur dites que je n'envie
Leur nectar ni leur ambroisie.
Croissez, arbres, montez au céleste séjour,
Et comme eux croissez, mon amour.
ANGÉLIQUE
Ainsi qu'en la saison nouvelle , Vous reprendrez une robe plus belle ; Puisse ainsi notre amour renouveller d'attraits.
MÉDOR
Et toujours croître et ne vieillir jamais.
ASGÉLIQrE ET MEDOR.
Et toujours croître et ne vieillir jamais.
AKGÉLIQCE.
Une autre cependant, à tes yeux plus aimable. T'a fait m'abandonner, t'a lait suivre ses pas.
MÉDOR
Une autre ne l'a pu, qu'empruntant vos appas : De mon erreur l'enfer seul fut coupable.
A> GÉLIQFE.
Malgré les Démons et les Dieux,
Ton cœur , si tu m'aimois , eût démenti tes yeux. Bien qu'après ce malheur le mien ait tout à craindre , Triomphe encor de mon courroux ; Donne-moi d'un cœur jaloux Le plaisir le plus doux; Force-moi d'avouer que j'ai tort de me plaindre.