‹ Poésies de SegraisChapitre 72 sur 92 · SCÈNE IL ANGÉLIQUE, MÉDOR · texte numérisé non relu

SCÈNE IL ANGÉLIQUE, MÉDOR

MÉDOB.

Cèdres hautains, planes audacieux, Elevez-vous jusqu'au palais des Dieux,

Et leur dites que je n'envie

Leur nectar ni leur ambroisie.

Croissez, arbres, montez au céleste séjour,

Et comme eux croissez, mon amour.

ANGÉLIQUE

Ainsi qu'en la saison nouvelle , Vous reprendrez une robe plus belle ; Puisse ainsi notre amour renouveller d'attraits.

MÉDOR

Et toujours croître et ne vieillir jamais.

ASGÉLIQrE ET MEDOR.

Et toujours croître et ne vieillir jamais.

AKGÉLIQCE.

Une autre cependant, à tes yeux plus aimable. T'a fait m'abandonner, t'a lait suivre ses pas.

MÉDOR

Une autre ne l'a pu, qu'empruntant vos appas : De mon erreur l'enfer seul fut coupable.

A> GÉLIQFE.

Malgré les Démons et les Dieux,

Ton cœur , si tu m'aimois , eût démenti tes yeux. Bien qu'après ce malheur le mien ait tout à craindre , Triomphe encor de mon courroux ; Donne-moi d'un cœur jaloux Le plaisir le plus doux; Force-moi d'avouer que j'ai tort de me plaindre.

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