I. Almanach des Muses
Et leurs drames et leurs romans, Pour ton heureuse négligence Et la moitié de tes talents.
Mais, pardonne-moi ma franchise, Ni tes tableaux ni tes écrits N'équivalent, à mon avis.
Au tour que tu fis à l'Eglise ^ Nos guerriers, la ville et la cour, Admirant ta métamorphose, Battirent des mains tour à tour; La Gloire en sourit, et l'Amour Crut seul y perdre quelque chose.
On a tant célébré Grammont, Son esprit, sa gaîté, ses grâces !
Il revit en toi; tu remplaces Le héros de Saint-Evremont.
Les ris le suivirent sans cesse.
Et sur son arrière-saison Semèrent des fleurs à foison.
Comme aujourd'hui sur ta jeunesse.
En vain le Temps, de son poison, Voudroit amortir ta saillie :
Tu donnerois à la raison Tous les grelots de la folie.
Jouis bien d'un destin si beau ; Sûr de plaire et toujours nouveau,