‹ Poésies diverses. Avec une notice biobibliographiqueChapitre 33 sur 52 · L'AMANT DESESPERE · texte numérisé non relu

L'AMANT DESESPERE

FORÊTS solitaires et sombres, Je viens, dévoré de douleurs, Sous vos majestueuses ombres, Du repos qui me fuit respirer les douceurs.

Recherchez, vains mortels, le tumulte des villes ; Ce qui charme vos yeux aux miens est en horreur Ce silence imposant, ces lugubres asiles, Voilà ce qui peut plaire au trouble de mon cœur.

Arbres, répondez-moi... Cachez-vous ma Sylvie ? Svlvie, ô ma Sj-lvie !... Elle ne m'entend pas. Tyrans de ces forêts, me l'auriez-vous ravie ? Hélas ! je cherche en vain la trace de ses pas.

O feuillages chéris, voluptueux feuillages,

Combien de fois vos noirs ombrages Nous ont aux yeux jaloux l'un et l'autre voilés. Et que ces doux instants se sont vite écoulés !

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