‹ Poésies diverses; Coups d'aile et coups de becChapitre 48 sur 91 · UNE ÉPOPÉE · texte numérisé non relu

UNE ÉPOPÉE

Vos balles mortelles Frappent sûrement ; (bis) Plus d'un régiment Eprouve» des frayeurs telles Qu'il devient peureux Et peu valeureux, (bis.)

Chacun a sa corde

Pour pendre Eiel, {bis.)

Mais quand Gabriel *

Se montre, ô miséricorde !

On devient peureux

Et peu valeureux, (bis.)

Faut quon se ménage ;

Au lac au Canard, (bis.)

Crozier, goguenard.

Voulut laire un grand carnage :

Il revint peureux

Et peu valeureux, [bis.)

Middleton s'avance

A l'Anse aux Poissons, (bis)

Disant : •' Mes gaiçons,

" Faut leur flanq..er une danse,

" Ces gens soi.t peureux

" Et peu valeureux. " {bis.)

Gabriel Dumoiit.

Ça fit peu l'afiaire

Des jeunes troupiers ; ibis.)

Dans pareils guêpiers,

Que diable avons nous à faire ?

Nous serons peureux

Et peu valeureux, (.bis.)

Quelle tripotée

On nous flanque là ! (bis.)

Nous disions " Voilà

» Notre campagne avortée, "

Nous étions peureux

Et peu valeureux, (bis.)

Otter se réserve

Pour un fameux coup, (bis.)

Mais il craint bea'icoup

Poundmaker et sa réserve ;

Il est tout peureux

Et peu valeureux, [bis.)

Prenons donc Batoche :

Ces gueux de Métis [bis)

En sont tous partis,

C'est le moment : Qu'on approche,

C'est pas dangereux,

Soyons valeureux, (bis.)

tall Kiver, juin 1886.

EESTONS FRANÇAIS.

RESPECTUEDSEMENr DÉDIÉ A LA LIGUE DES PATBIOTES.*

Le ciel est noir, l'orage s'amoncèle Et la discorde allume ses brandons ; Pour étayer un pouvoir qui chancelé, Le fanatisme arme ses mirmidons.

Assouvissez la rage des sectaires, Frappez, frappez, plats valets des bourreaux. Un peuple entier maudit vos candataires. Et vos gibet^ font surgir des héros.

Quand l'oppresseur veut nous forger des chaînes, De son courroux méprisons les accès, Et, fiers du sang qui coule dans nos veines, Restons Français (bis)

* La musique de cette chansou a été composée par Callixa Lavallée. La Ligue des Patriotes de Fall Kiver, Mass, venait d'être fondée par l'auteur, puissamment secondé par MM. H. A. Dubuque, P. F. Péloquin, V, GeoH'rion et autres. Cette association nationale est aujourd'hui très prospère.

Restons Français ! tenons tête à l'orage ; Consolidons l'œuvre de nos aïeux En burinant, une nouvelle page Au livre dor d'un passé glorieux.

Aux préjugés opposant une digue, N<itre jeunesse, espoir du lendemain, De la défense organise la ligue :

Malheur à qui sur nous porte la main ! Quand l'oppresseur, etc.

Groupés autour du drapeau tricolore, Francs Canadiens, préparon-s l'avenir.

L'horrible affront que notre orgueil dévore Grave en nos cœurs un cruel so'ivenir.

Serrons nos rangs : notre nïère la France Pour la revanche aguerrit ses soldats ; Elle nous offre un rHyon d'espérance Et ses ligueurs nous ont ouvert leurs bras. Quand l'oppresseur, etc.

Nous t'acclamons, Ligue des Patriotes,

Aux champs d'honneur nous suivrons nos aînés.

Les CHDadiens ne sont pas des ilotes ;

Nul ne saurait les tenir enchaînés.

Forts de nos droits, laissant l'intoléiance

S'empoisonner du suc de ses ferments,

Nous resterons Français par la vaillance,

Français de cœur, Français de sentiments.

Page 1