ZUT
On m'a pétri' d'un limon supérieur Piac, piac, piac, Mon chapeau, piac, piac, piac, Et ma rob', piac, j)iac, piac, Font un très bel effet ; on doit m'admirer, Piac, piac, piac.
Etalant sa roupi' sa queue et cœtera, Le coq d'Inde disait : Quiconque me verra, S'écrira : Sapristi î quel beau mossieu qu'voilà I Lorsqu'il me reconnut son regard se voila
Il se dit : Glou, glou, glou,
J'connais ça, glou. glou, glou, Ça m'a prêté d'I'argent pour m'rincer l'dallot Glou, glou, glou.
Comme j'suis pas glou. glou, glou,
De la haut', glou, glou, glou Au lieu de m'saluer, il passe ex\ s'gourmant Glou, glou, glou.
L'autre jour, j'membêtais, j' vais flâner su' l'boul'vard, Pour mieux lorgner les bell's, j'me tenais à l'écart, J'en remarqu' un' bien chic, quim'lance lin doux regard ; J'ia reconduis chez elle et j'iui pai' le p'tit char. Elle me dit : Chnic, chnic, chnic, J'suis rendu' chnic, chnic, chnic, Et d'un grand pied <le nez souligne ces mots, Chnic, chnic. chnic.
186 TERRR A-TERRE
Mon mari, chnic, chnic, chnic^ Est jaloux, chnic, chnic, chnic, Si vous entrez il va vous flanquer dehors Chnic, chnic, chnic.
Certain de mes amis, grand mineur devant Dieu, Ne se permettrait pas d "jurer par la mort-dieu Il est d'humeur égale en tous temps en tous lieux Le juron qu'il emploie est drôle et n'est pas vieux Il dit toujours : Yomm' yomm' C'est épatant, yomm, yomm.
Voulez vous prendre un coup, je puis vous l'offrir Yomm' yomm' yomm' Quel franc luron, yomm' yomm', Que ce mineur yomm' yomm'.
Majeur depuis longtemps, et qui toujours dit, Yomm, yomm', yomm'.
Je v'nais d'iire en entier l'histoire de Surcouf Et Lise à sa toilett' v'nait d'ajuster un pouf. Nous allâmes naviguer près de l'Abord à Plouf: Fatigué de ramer, j'm'arrête et j 'm'écrie : Ouf! Tout à coup, pouf, pouf, pouf, Ma rame, pouf, pouf, pouf.
Tombe à l'eau, j'veux la repêcher, j' tombe aussi Pouf, pouf, pouf, M'sieu Taché, pouf, pouf, pouf, Etant là, po'if, pouf, pouf Me cria : Dtgringolavit etfecil pouf, pouf, pouf.
Montrénl, novembre 1833.