P'TIT BAPTISTE
Aiu : Alice ou donc es-tu ?
Narguant la grammaire, Tu fais le rodomont ; Tu veux être maire, Baptiste Guévremoni !
Pourquoi, cette année, As-tu donc combattu ?
La ville est tannée ; Baptiste comprends-tu ?
Ici, fréquemment, Tu prêches l'ignorance :
Tu sais tourner un boniment, Dire avec jactance :
En cHe circonstance, Comme en toute autre, aclairement.
Messieurs, j'I'ai dit et je l'répètt', Manquablement.
Si j'ai bonn'mémoire.
Un dimancne, en été.
Parlant d'Saint' Victoire, Tu disais : " J y ai-tété. "
Aujourd'hui tu tettes, La vache d'Ottawa, Et tu nous embêtes, Qu'c'est un'pitié d'voir ça.
Quand devant l'Conseil, Tu fais une grimace ; Quand de la gaité le soleil Eclaire ta face D'un reflet cocasse, Ton rire sans pareil, 0 Guévremont I chez nous, provoque le sommeil.
Tu t'es fais élire Par de bons habitants, Qui n"savaient pas lire, Voilà plus de trente ans.
Tu savais conduire, Les bœufs dans les chantiers, A Gouin tu vins dire :
" Dehors, place aux bouviers. " Du cultivateur, Tu ne t occupas guère ; Libéral, puis conservateur.
On t'a vu naguère.
Leur faire la guerre Pour être sénateur ; 0 Guévremont ! des habitants le protecteur !