MUFLE SOUVIENS-TOI
AïK : Rose Souviens toi.
C'était l'instant mystérieux
Oiî du pochard la voix se fait entendre,
Où, dans l'escalier ténébreux,
Il ne peut monter ni descendre
Et moi, policier vigoureux.
J'étais arrivé pour te prendre.
Comme tu t'appuyais sur . ,
bis.
f moi ! )
. f bis ens-toi. )
Souviens-toi, Mufle souviens
Tes gros yeux blancs étaient pochés.
Et tu gueulais d'une voix avinée ; Tes vieux habits étaient tachés De crasse vieille d'une année, Tes boutons éi aient arrachés, Ta face était congestionnée.
Comme tu t'appuyais sur moi !
Souviens toi, Mufle souviens-toi
[ bis
214 TEKRE-ATERKE
Puis à l'heure où chacun se tait,
Tu commençais une nouvelle antienne ;
Ta grosse main se débattait,
Pour mieux s'échapper de la mienne,
La brise à ma bouche apportait
La puanteur de ton haleine.
Comme tu t'appuyais
Souviens-toi, Mufle
lis sur moi ! )
y ois.
souviens- toi. J
Sais-tu bien que tu m'empestais,
Que tes soupirs sentaient la vieille tonne,
Je disais, quand tu gigottais :
Allons ! marche ou je te bâtonne,
Puis, au violon je te portnis,
Tu chantais un air monotone.
Comme tu t'appuyais sur moi I ")
y bis.
Souviens-toi, Mufle souviens-toi. J
LA CAYALCADE.
Air: Fra Diavalo.
Puisque la cavalcade Doit défiler sur nos chemins, Croisés, montrez- vous humains, T'nez vos bêtes à deux mains.
Partez pour la croisade, Cuirasse au dos et lance au poing, Mais n'vous étalez point, Car vous n'irez pas loin.
Croisés I Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :
Arrié donc ! {ter)
Pour aller à la selle,
Faut pas avoir le dos trop rond ;
Faut être un franc luron
Et ménager l'éperon ;
Faut pas que l'on chancelle.
Faut pas qu'l'étrier soit trop long, Faut pas empoigner l'aiçon Et fdut s'tenir aplomb.
Croisés !
Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :
Arrié donc ! (ter)
Je me suis laissé dire
Que tous les meilleurs cavaliers
S'ront créés chevaliers,
Les aut's s'ront bacheliers.
Je ne veux rien prédire,
Mais j'suis certain qu'ceux qui tomb'ront
De tout ça n'rapport'ront
Rien aut' chose qu'un affront.
Croisés !
Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :
Arrié donc ! (ier)
Nous n'avons pas coutume
De combattre le Sarrazin,
Nous en faisons du pain,
Pour apaiser not'faiui.
Mais sous un beau costume,
On peut fair' sembUnt d'batailler,