‹ Poésies diverses; Coups d'aile et coups de becChapitre 72 sur 91 · MUFLE SOUVIENS-TOI · texte numérisé non relu

MUFLE SOUVIENS-TOI

AïK : Rose Souviens toi.

C'était l'instant mystérieux

Oiî du pochard la voix se fait entendre,

Où, dans l'escalier ténébreux,

Il ne peut monter ni descendre

Et moi, policier vigoureux.

J'étais arrivé pour te prendre.

Comme tu t'appuyais sur . ,

bis.

f moi ! )

. f bis ens-toi. )

Souviens-toi, Mufle souviens

Tes gros yeux blancs étaient pochés.

Et tu gueulais d'une voix avinée ; Tes vieux habits étaient tachés De crasse vieille d'une année, Tes boutons éi aient arrachés, Ta face était congestionnée.

Comme tu t'appuyais sur moi !

Souviens toi, Mufle souviens-toi

[ bis

214 TEKRE-ATERKE

Puis à l'heure où chacun se tait,

Tu commençais une nouvelle antienne ;

Ta grosse main se débattait,

Pour mieux s'échapper de la mienne,

La brise à ma bouche apportait

La puanteur de ton haleine.

Comme tu t'appuyais

Souviens-toi, Mufle

lis sur moi ! )

y ois.

souviens- toi. J

Sais-tu bien que tu m'empestais,

Que tes soupirs sentaient la vieille tonne,

Je disais, quand tu gigottais :

Allons ! marche ou je te bâtonne,

Puis, au violon je te portnis,

Tu chantais un air monotone.

Comme tu t'appuyais sur moi I ")

y bis.

Souviens-toi, Mufle souviens-toi. J

LA CAYALCADE.

Air: Fra Diavalo.

Puisque la cavalcade Doit défiler sur nos chemins, Croisés, montrez- vous humains, T'nez vos bêtes à deux mains.

Partez pour la croisade, Cuirasse au dos et lance au poing, Mais n'vous étalez point, Car vous n'irez pas loin.

Croisés I Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :

Arrié donc ! {ter)

Pour aller à la selle,

Faut pas avoir le dos trop rond ;

Faut être un franc luron

Et ménager l'éperon ;

Faut pas que l'on chancelle.

Faut pas qu'l'étrier soit trop long, Faut pas empoigner l'aiçon Et fdut s'tenir aplomb.

Croisés !

Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :

Arrié donc ! (ter)

Je me suis laissé dire

Que tous les meilleurs cavaliers

S'ront créés chevaliers,

Les aut's s'ront bacheliers.

Je ne veux rien prédire,

Mais j'suis certain qu'ceux qui tomb'ront

De tout ça n'rapport'ront

Rien aut' chose qu'un affront.

Croisés !

Pendant ces jours de fêtes, Répétez à vos bêtes :

Arrié donc ! (ier)

Nous n'avons pas coutume

De combattre le Sarrazin,

Nous en faisons du pain,

Pour apaiser not'faiui.

Mais sous un beau costume,

On peut fair' sembUnt d'batailler,

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