‹ Poésies diverses de Desforges-Maillard;Chapitre 43 sur 83 · DE LA SAINTE VIERGE · texte numérisé non relu

DE LA SAINTE VIERGE

Sùnnet

LA mort, levant son bras sur les jours de Marie, Fît retentir dans Tair ces mots audacieux :

Enivrez- vous, mes traits, de ce sang précieux Qui donna la naissance à Fauteur de la vie.

Frappe, dit la Nature, assouvis ta furie; Mais ton sommeil à peine aura fermé ses yeux. Qu'aussitôt les ouvrant, elle ira, de ces lieux. Triomphante, habiter sa céleste patrie.

Comme au milieu des flots de la contagion, - La grâce la sauva de la corruption.

Unique et digne objet d& la faveur suprême.

Son fils contre tes coups eût été son appui.

Si, pour racheter l'homme, il n'eût voulu lui-même

Se soumettre au pouvoir qu'il te donna sur lui. •

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