En décembre 1777, M. de Vergennes étant ministre des
Odes, 93
Peignez votre univers, où leur pouvoir expire, De leur domaine ingrat retranché pour jamais ; La liberté transfuge opposant à l'Anglais
Empire élevé contre empire ; Leurs climats épuisés d'hommes et de trésors ; Les champs américains dévorant leurs armées;
Leurs flottes en vain consumées; Leur triple état courant s'engloutir sur vos bords.
Et nous sommes Français, et dans nos ports timides Ce reste de vaincus veut imposer des lois !
Éveillez-vous, guerriers, et rendez à nos rois
Le trône des états humides :
Jusqu'en leurs forts ailés entrez victorieux ; Frappez ces légions, leur dernière espérance :
Que le bruit de votre vengeance Aille au fond des tombeaux réjouir nos aïeux.
Déjà sont accourus, tout rayonnants de gloire, Orgueilleux de revivre en vos chefs indomptés, Et du Quesne et Forbin, tous ces héros vantés,
Dont les mers gardent la mémoire.
Ils vous suivent, brûlant de combattre avec vous. Les voyez-vous, guerriers, ces fantômes terribles.
De leurs bras encore invincibles Pousser vers l'ennemi vos vaisseaux en courroux ?
a£faire8 étrangères, le gouvernement français reconnut l'indépendance des États-Unis, et arrêta avec Franklin les préliminaires d'un traité d'amitié et dé commerce entre les deux nations. Ce traité fut ensuite conclu le 7 février 1778.
94 Poésies de Gilbert.
< Ici sont les Angkis : des dangers qu'il affronte Chacun de vous aura son père spectateur ; Marchez, vous disent-ils ; devant vous est l'honneui^
Derrière, à vos côtés, la honte. > Mânes de nos héros, vous serez satisfaits; Vous ne rentrerez point dans l'étemel silence
AfHigés d'avoir vu la France Réduite à regretter l'opprobre de la paix.