‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 13 sur 93 · VERS A MADAME D · texte numérisé non relu

VERS A MADAME D

En lui envoyant le conte d^ Aline

vous, que nous adorons tous, "Sans vous avoir appris combien vous êtes belle > Qui pouvez dans vos fers voir maint amant fidèle, 5ans vouloir en souffrir un seul à vos genoux;

Sous prétexte d'être parfaite Vous n'êtes pas sensible, et pas même coquette !

Vous avez toute la candeur

D'Aline sortant du village; D'Aline, reléguée en un désert sauvage.

Votre esprit a la profondeur.

Je serois peu surpris que le sceptre du monde A vos attraits un jour en tribut fût donné ;

Mais je serois bien étonné Que vous fussiez jamais la reine de Golconde.

IMPROMPTU

Donné au prince Htnri pendant V opéra,

par un enfant à qui ce prince venoit de demander

s*il étoit né dun ceuf, comme Castor et Pollux

MA naissance n'a rien de neuf; JTai suivi la commune règle.

Cest vous qui vîntes dans un œuf, Car vous êtes un aigle.

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