‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 34 sur 93 · SUR SA MAISON EN POLOGNE · texte numérisé non relu

SUR SA MAISON EN POLOGNE

Air : Dts fraises, dts fraises.

L'on croit qu'il m'en coûte cher ; Mais sans dépense aucune.

Ma maison a fort bon air, Et partout il y fait clair De lune, de lune, de lune.

VERS

Demandés par le prince Henrt de Prusse,

qui voulait fêter la naissance de sa sœur, la duchesse

douairière de Brunswick, mire du duc régnant

Air : Jt suis Lindor,

CE jour vit naître une sœur qui m'est chère Célébrez-la, chantez-la tous en chœur; Que vos accents partent du fond du cœur, Pour mieux vous mettre à Tunisson d'un frère.

Si l'amitié me tenoit lieu de verve,

Je tenterois quelque chose de plus,

Et de beaux vers, brillants de ses vertus,

Mettroient ma sœur au-dessus de Minerve.

Au sentiment Minerve inaccessible Fit préférer son esprit à son cœur; En raisonnant tout aussi bien, ma sœur A la raison sut joindre un cœur sensible.

Chevalier de Boufflers.

Minerve n'eut que son père pour mère, Et le traita parfois avec humeur; Ma sœur encor sent tressaillir son cceur Aux noms si doux d'une mëre et d'un père.

Dans sa sagesse et trop froide et trop fière.

Minerve a fui l'byroen avec dédain;

De sa sagesse il ne nous reste rien;

Ma sœur fut sage, et, qui plus est, fut mère.

Minerve prit d'Ulysse un soin extrCme; Mais son héros fut moins brave que fin; Ma sœur a mieux réussi dans le sien ' :

On est plus sûr de ce qu'on fait soi-même.

Ab I remplissez notre âme tout entière.

Heureux accords, fraternels sentiments !

Doux souvenirs du matin de nos ans.

Charmez la sœur pour mieux charmer le frère.

:. Le duc régninl it Bruntwick.

CHANSON

Pour la fête du roi de Pologne, Stanislas, duc de Lorraine

RONDE

SI Ton cherche un roi qu'on aime, (^w.) On peut le trouver ici ; Et qui nous aime de même, On peut Ty trouver aussi.

Si Ton cherche un roi qu'on aime, On peut le trouver ici.

Tous nos cœurs sont sa conquête; (3/5.) C'est sur eux qu'il règne ici ; On fait aujourd'hui sa fête; N'est-ce pas la nôtre aussi ?

Tous nos cœurs, etc.

A nos respects il préfère (3/5.)

L'amour qu'on lui porte ici :

Cktvalier de Bouffïtrs.

De sa cour il est le père.

De son peuple il l'est aussi.

A nos respects, etc.

Partout on pourroit en dire (Ju.)

Tout ce qu'on eu dit ici; Car, si de près on l'admire, De loin on l'admire aussi.

Partout, etc.

Que parmi nous il s'arrête, (te.)

Qu'il règne cent ans ici;

Nos vrais biens sont sur sa tfite.

Nos beaux jours y sont aussi.

Que parmi nous, etc.

RONDE

ÊTRE jolie, être belle, Ce n'est rien que tout cela ; Il faut être comme celle Comme celle que voilà.

Être jolie, etc.

(bts,)

L'œillet, la rose nouvelle, Ce n'est rien que tout cela; Pour en parler près (Je celle, Près de celle que voilà.

L œillet, la rose, etc.

{bis.)

L'honneur, la gloire immortelle, Ce n'est rien que tout cela ; Il vaut mieux vivre avec celle, Avec celle que voilà.

L'honneur, la gloire, etc.

(dis.)

Chevalier dt Boufflers.

Un cœur tendre, un cœur fidèle.

Ce n'est rien que tout cela.

Si je ne puis plaire à celle, Plaire à celle que voilà.

Un cœur tendre, etc.

COUPLET

Air : Ne v*lâ-t-il pas que j'aime I

DE r Amour nous suivons les lois, Chacun à sa manière; Iris pour la première fois Et moi pour la dernière.

COUPLET

Air : Je suis Lindor.

DE son amant Lison a fait un père :

Sexe malin, pourquoi vous récrier ?

Le vent a fait lever son tablier ; Le vôtre est-il d'étoffe moins légère ?

CHANSON

Air : A quoi s'ouupe Madilou i

TU m'aimas pendant un instant, Je t'aimai toute ma vie ; Et le prix d'un amour constant Fut un amour d'un instant.

Pourrois-je cesser un instant

De t'adorer, ma Silvie, Quand le prix d'un amour constant

Seroit l'amour d'un instant ?

Je feignis de ne plus t' aimer, Je ne pouvois que le feindre :

Et pourroit-on cesser d'aimer Qui ne cesse de charmer ?

COUPLETS

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