‹ Poésies diverses du chevalier de BoufflersChapitre 47 sur 93 · LE FILS NATUREL · texte numérisé non relu

LE FILS NATUREL

Air : Dans cette aiiHahle solitude.

OTOI qui n'eus jamais dû naître, Gage trop cher d'un fol unour.

Puisses-tu ne jamais connottre L'erreur qui te donna le jour !

Que ton enfance

Goûte en silence Le bonheur qui pour elle est Mt; '

Et que l'envie,

Toute la vie, Ignore ou taise son secret.

La nature, au /nom de ta mère, Va t'offrir ses premiers bienfaits; Un air pur, un lait salutaire.

De doux fruits, un ombrage frais.

Que ton enfance, etc.

Chansons. 107

Renonce au rang, à l'opulence, Uhonneur t'en fait la dure loi ; Ne crains pourtant pas l'indigence, L'amour récartera de toi. '

Que ton enfance, etc.

Souvent une main inconnue T'offrira quelque don nouveau :

En secret une mère émue Viendra pleurer sur ton berceau.

Connois ta mère;

L'honneur sévère Lui défend de se découvrir :

Mais par tendresse

Mais par foiblesse.

Une mère aime à se trahir.

D'un air plus touchant et plus tendre, Peut-^tre un jour tu la verras Tour à tour dans ses bras te prendre Et te remettre entre mes bras.

Connois ta mère, etc.

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